dimanche 23 septembre 2018

Epilogue: Que sont-ils devenus ?

septembre 23, 2018
Il y a un an, nous nous envolions pour un long voyage au bout du monde. Une aventure latino-américaine qui nous a conduit à ... Rouen. Alors, que reste-t-il de cette folle aventure, 6 mois après le retour ? Ce dernier a-t-il été difficile ? Pensons-nous déjà à repartir ?

Heureux qui comme Ulysse...

septembre 23, 2018

- « C'était bien ?

- Quel pays vous avez préféré ?

- C'était pas trop dangereux ? Vous vous êtes sentis en insécurité ? Vous vous êtes fait voler ?

- Vous avez pas eu trop chaud ? Ça doit vous faire bizarre de rentrer avec 5°C à Paris !

- Pas trop tristes de rentrer ? »


Alors que nous survolons l'Atlantique, nos 178 jours d'aventure défilent dans nos têtes. Plein d'images magnifiques qui passent comme les paysages derrière les vitres d’un bus, de fou-rires et de rencontres, malheureuses pour certaines et mémorables pour d'autres.
Au-delà de notre parcours dans 7 pays, dans des paysages naturels à couper le souffle et des villes cacophoniques et surprenantes, c'est l'aventure humaine que nous retiendrons.


Voici en vrac quelques pensées sur ce que nous avons appris de ce voyage au long court.

-  Réaliser un rêve. Nous parlions de ce voyage depuis 3 ans quand nous sommes partis. Cette parenthèse est passée d'un rêve à 2, à la réalité, en quelques verres de vins et bières au bar en bas de chez nous. On se souvient de ce soir de septembre où on a noirci les premières pages de notre « cahier de projet », des cartes de l'Amérique du Sud dessinées à la main par Charlotte quand on étudiait plusieurs itinéraires. On se dit que bientôt on se rachètera un cahier pour jeter les mots ou dessiner les contours de notre prochain rêve !

- Vivre dans le présent. Nous ne planifions que très peu à l'avance les étapes. Grosso modo, nous ne savions pas où nous serions la semaine suivante. Hormis pour notre dernier mois en Colombie, pour ne pas louper l'avion retour à Bogota. Ce mode de fonctionner diffère beaucoup de la vie que nous menions : agenda rempli de dîners à venir, vendredite (=espérer chaque semaine le weekend)...

- Rencontrer, et surtout des français ! Ecouter des histoires, échanger des points de vue, se filer des conseils.. Nous avons rencontré plus de monde en 6 mois de voyage qu'en 3 ans à Paris ! Toutes les rencontres ne sont pas incroyables, les plus belles se comptent sur les doigts des 2 mains. On se souvient avec humour des premiers français rencontrés : on n’osait pas se parler, comme si il y avait une gêne. C'était plus facile avec les étrangers ! Mais ça y est, on revient moins timides qu'avant ! Nous avons fait des bouts de chemins avec quelques personnes merveilleuses, pour quelques jours bien souvent, en partageant des repas en auberge ou une randonnée. Des personnes pour la majorité très différentes de nous, que nous ne reverrons probablement pas. Des liens aussi forts qu'éphémères, et des aurevoirs émouvants. Un peu comme quand termine une colo ! On s'est senti tristes de les quitter, mais heureux et pleins de gratitude de les avoir croisés.

- Trouver du plaisir dans chaque journée, de 8h à 20h. Tomber de fatigue à 22h tellement la journée est intense, et se réveiller le lendemain affamé d'aventure. Nous ne sommes "sortis" (= couchés après 2h du matin un peu alcoolisés) que 2 ou 3 fois en 6 mois. Certes, les opportunités ont un peu manqué (gens, lieux) mais c'est surtout que nous en avions peu envie finalement.

- Vivre à l'étranger. Quand on voyage pour longtemps, chaque jour n'est pas rempli de visites et d'activités "wahou" : ce serait trop fatigant... et c'était pas notre budget. Du coup on a pas mal "traîné" là où on logeait. Trouver la meilleure boulangerie, se faire couper les cheveux, acheter et lire le journal local, se poser sur un banc et regarder les passant… Travailler !

- Perdre son temps et se laisser surprendre. Les journées ne sont pas chargées, on accepte donc "facilement" d'attendre 2h un bateau ou un bus, alors qu'on pensait sauter dedans d'ici 10 minutes. Aussi, on accepte volontiers les propositions qui sortent de l'ordinaire, comme notre journée avec Antonio en Equateur.

- Vivre sans routine et sans confort. Nous restions en moyenne 2 ou 3 jours dans chaque auberge. Impossible d'avoir de routine quotidienne : dormir, manger, se déplacer...Tout changeait. Sauf s'habiller (toujours pareil!). Avant de partir, une de nos principales craintes était de ne pas supporter 6 mois l'absence de confort, dans le sens de "ne pas se sentir chez soi, nulle part". Et bien si, nous avons presque ri jusqu'au bout de la qualité de m**** des matelas, du bruit, de l'absence de rideau, des cuisines sous équipées et sales... On confesse qu'il n'aurait pas fallu un mois de plus !

- Se sentir plein d'énergie. C'est un peu la résultante de tout ce dont nous parlions ci-dessus, d'un mode de vie plutôt sain finalement. On a les pensées claires, on « contemple » de qui nous entoure. On se sent bien dans sa tête (zéro stress, zéro précipitation, on vit dans l'instant) et dans son corps (sauf quand on dort mal). On s'est vraiment senti les pieds sur terre, prêts à accomplir chaque jour mille choses et à amorcer des changements pour la suite. C'est aussi la chance de voyager à 2 : on peut énormément s'appuyer sur l'autre, si voyager seul comporte bien des avantages, la « fatigue décisionnelle » est un des principaux inconvénients.

- Devenir complices. Nous avons tout fait à deux. Nous avons appris l'un de l'autre des qualités et des petits défauts bien cachés que seul un tel voyage peut faire ressortir. Surtout, nous avons ri, toujours. De tout. 6 mois à ne pas se prendre au sérieux.

Toutes ces réflexions positives ne signifient pas que nous regrettons déjà d'être rentrés. Il y a un temps pour tout. Nous ne sommes pas des babacoolos prêts à se lancer dans la jonglerie de rue pour financer un tour du monde à durée indéterminée. Plusieurs choses ont commencé à bien nous manquer environ un mois avant la fin. La famille d'abord. Serrer contre soi les siens et sentir tout leur amour. Les amis aussi. Et enfin la bonne bouffe. Sur nos dernières semaines nous mangions pour nous alimenter, plus que pour le plaisir. Donc moins. La Colombie n'était pas un temple de la gastronomie. Nos aurevoirs avec Emilio, avec qui nous avons partagé un bout de route et qui rentrait en Espagne une semaine avant nous, nous ont beaucoup émus. La tristesse de la séparation, mais aussi la nostalgie du retour.

Il n'y a rien que nous ayons préféré de ces 6 mois de vie si riche, de cet enchaînement d'aventures indissociables. 

Une parenthèse qui forme un tout. Quelques moments laissent une trace un peu plus forte que d'autre malgré tout : la traversée des Lençois Marenhenses au Brésil, notre séjour à Buenos Aires, notre semaine à Humahuaca, le désert d'Atacama en famille, la messe du Pape sur la plage au Pérou, la découverte de la Cité Perdue en Colombie, notre semaine à Providencia…

A l'autre bout du monde, nous avons eu la chance de croiser le chemin de quelques belles personnes, avec qui nous avons fait un bout de route pour plusieurs jours. Nous espérons que nos chemins se recroiseront.

- Shalev et ses amis : un groupe de 4 israëliens,  ayant grandi dans un kibboutz, venus 3 mois au Brésil pour n'y faire que de la planche à voile. Nous avons partagé 6 jours avec eux dans l'auberge la Taperia à Jericoacoara, avec un dîner mémorable le dernier soir, une confection de glace maison et des leçons de ukulele et d'harmonica.

- Flor et Maximiliano : un couple d'argentins avec qui nous avons partagé nos dîners à la Taperia à Jeri et que nous avons revus à Buenos Aires. Nous nous souviendrons des percussions à la « Bomba del Tiempo » et de leur fierté concernant les pizzas argentines.

- Camille et Paul : 2 parisiens en tour du monde avec lesquels nous avons marché dans les Lençois Marenhenses. Nous nous souviendrons de leurs histoires japonaises et mongoles.

- Patricio (dit Le Pat'): notre adorable guide brésilien dans les Lençois, avec son air perché et sa tenue de bédouin.

- Camila : la paulista chic mais aventurière avec qui nous avons marché dans la Chapada Diamantina.

- Claudia : une amie d'échange de Charlotte, qui nous a fait vivre un weekend 100% porteño et avec qui nous avons mangé le meilleur asado.

- Martin :un ami d'échange de Charlotte chez qui nous avons passé un dimanche argentin en famille autour d'un asado et de maté.

- Paula, Noelia et Juan : la team de choc de la Humahuacasa où nous avons travaillé une semaine. Nous nous souviendrons de ces séances de peinture en musique, de tous ces dîners gargantuesques partagés avec les hôtes et de leur joie de vivre.

- Graziano et Tim : les 2 cyclistes septuagénaires aux récits boliviens hallucinants. Nous n'oublierons pas leurs âmes d'enfants et leurs leçons de volonté et de liberté.

- Charles : un ami de Charlotte installé à Quito. Notre parenthèse culturelle française.

- Emilio : un catalan en voyage en solo pour 4 mois. Rencontré lors de la randonnée à la Cité Perdue, il nous a accompagné a Santa Marta, Minca et Tayrona. Nous étions tous sur la fin du voyage. Nous nous souviendrons de nos échanges sur les meilleures et les pires anecdotes sudamércicaines, et de nos petits déjeuners sur la plage à Tayrona. Un gars plein de piercings zen, ouvert et inspirant.



« Le seul véritable voyage, le seul bain de jouvence, ce ne serait pas d'aller vers de nouveaux paysages, mais d'avoir d'autres yeux, de voir l'univers avec les yeux d'un autre, de cent autres, de voir les 100 univers que chacun d'eux voit, que chacun d'eux est. » Proust

lundi 2 avril 2018

Notre bilan de la Colombie : itinéraire, les TOP et les FLOP, budget

avril 02, 2018
Nous avons beaucoup aimé notre dernière étape colombienne, qui a été a la hauteur de nos attentes. Nombre de sudaméricains croisés sur la route nous avait vanté les mérites de ce pays, qui a bien plus à offrir que des légendes de narcotraficants et des plages paradisiaques.

Bogota

avril 02, 2018
Nous arrivons en avion à Bogota après 6 heures d'attente à l'aéroport de San Andrés. L'avion de Viva Colombia avait 5 heures de retard, ce que le personnel au sol s'était bien gardé de nous dire lors de l'enregistrement. Heureusement, pour nous faire patienter, la compagnie nous a offert le repas, composé d'un succulent poulet broaster et d'un soda chimico-chimique à la cerise.

vendredi 23 mars 2018

Une semaine paradisiaque dans les îles Caraïbes

mars 23, 2018

mercredi 21 mars 2018

24h dans la fabuleuse Carthagène des Indes

mars 21, 2018
Nous quittons Santa Marta de bonne heure direction le bijou colonial de la côte, Carthagène. Nous sommes chanceux sur le bus, puisque sans avoir rien réservé nous parvenons à sauter dans un combi Berlinas qui nous mène en 4h à destination, avec du wifi !

Chez les hippies de Minca

mars 21, 2018
Après une nuit de repos à Santa Marta pour récupérer de notre trek à la Ciudad Perdida, nous partons nous ressourcer 2 jours à Minca, un petit village perché dans la Sierra Nevada à 1h de route. Objectif : se reposer !

lundi 19 mars 2018

3 jours dans le (pas si) sauvage Parc Tayrona

mars 19, 2018
Nous avons décidé de passer 3 jours et 2 nuits dans le parc national de Tayrona, sur la côte Caraïbe à quelques dizaines de kilomètres de Santa Marta. Ce parc naturel, sans voiture et assez sauvage, a la réputation d'héberger les plus belles plages du pays. Nous sommes donc très excités à l'idée d'y aller. 

dimanche 18 mars 2018

Il était une fois dans la Sierra Nevada

mars 18, 2018
Le 1er soir de notre trek vers la Ciudad Perdida, notre guide Pedro nous a offert un fabuleux récit : l'histoire de la région, qui est aussi son histoire. Un récit passionnant, émouvant dont nous avons décidé de faire un article à part entière. Avis aux réalisateurs, car on pense qu'il y a là matière à un très bon film !

Les aventuriers de la Cité Perdue

mars 18, 2018