vendredi 3 novembre 2017

Salvador, la perle baianaise

Plongée au coeur de Salvador de Bahia


Après notre trek dans la Chapada Diamantina, nous passons trois jours à Salvador, à la découverte de la capitale de l'état de Bahia. Ville afro-brésilienne par excellence, cette ancienne cité coloniale fut la première capitale du Brésil.




Comme à notre habitude, nous arrivons à la gare routière que nous connaissons déjà bien pour y avoir attendu plus de 4h quelques jours auparavant. Suite à la perte du Kindle en début de voyage, nous décidons de faire un tour dans le shopping mall en face de la gare. Étant arrivés à 6h il nous faut patienter 3 bonnes heures pour l’ouverture des magasins. Mais cette attente est récompensée par l’acquisition de la fameuse liseuse électronique au même prix qu’en France ! Prions pour qu’elle fasse plus long feu que la précédente !

Nous nous dirigeons ensuite vers notre pousada, à une centaine de mètres du Pelourinho. Il s'agit d'une vieille maison coloniale, un peu décrépie, tenue par Gerrardo, sympathique Argentin francophone.

Le Pelourinho

Le Pelourinho, face à la mer et situé dans la ville haute, est le quartier historique de Salvador. Tombé à l'abandon dans les années 60, l'ancien quartier résidentiel de la haute société baianaise est progressivement devenue une antre de la délinquance et de la prostitution. Classé au patrimoine mondial de l'ÚNESCO dans les années 80, le Pelourinho a depuis été largement réhabilité, retrouvant ainsi sa place de centre culturel de la ville. L'impressionnant dispositif de sécurité déployé par la municipalité (une patrouille de police lourdement armée tous les 10 mètres) assure la tranquillité des touristes.

Charlotte sur le parvis de l'ascenseur Lacerda
Vue sur Salvador depuis la ville haute

Nous passons une journée entière à nous balader dans le Pelourinho découvrant ainsi ses ruelles pavées qui montent et qui descendent, ses somptueuses églises baroques et ses bâtiments aux couleurs vives. A la nuit tombée, le Pelourinho s’anime au son des écoles de percussions qui parcourent le quartier suivies d’une foule de badauds. Notre seul regret aura été de ne pas voir de show de Capoeira, discipline pourtant née à Salvador.

Église São Francisco
Place Largo do Pelourinho
Place José de Anchieta
Percussionnistes sur la place Largo Terreiro de Jésus Pelourinho 

Ponta da Areia


Sur les conseils de notre hôte, nous décidons de passer le samedi au calme sur la belle plage de Ponta da Areia. Nous embarquons pour 7 reales chacun sur l’un des bateaux qui assurent la traversée entre Salvador et la petite localité de Mar Grande, située de l’autre côté de la Baía de Todos-os-Santos (Baie de tous les Saints). Nous rejoignons ensuite la plage de Ponta da Areia, en taxi, pour 25 reales, après une splendide négociation d’Alex.

Plage de Ponta da Areia

Quand nous arrivons, la marée est encore basse, l’immense plage quasiment déserte. Eau cristalline, pas un souffle de vent, pas un touriste occidental… Le paradis ! Nous décidons de marcher le long de celle-ci pour trouver un endroit ombragé où pic-niquer. A peine installés, une petite vieille s’approche de nous et nous explique en portugais que c’est très dangereux de rester ici et que nous ferions mieux de nous rapprocher d’un hôtel ou d’un restaurant. Un peu surpris mais légèrement inquiets, nous décidons de suivre ses conseils et nous remettons en route. Il est alors 13h passée, la température dépasse les 30 degrés, le soleil est quasiment au zénith et pas la moindre trace d’ombre (gratuite 🦀🦀) !

Une heure de marche plus tard, nous finissons par nous poser devant un resort de luxe entouré de clôtures électriques et profiter ainsi de l’ombre de ses palmiers. La journée de rêve peut continuer et nous pouvons enfin casser la croûte !

Alex sur la plage
Barraque abandonnée sur la plage
Pareil que la photo d'avant mais sous un autre angle

Dernière péripétie de la journée, lorsque nous décidons de rentrer. Alex se rend compte qu’il n’a plus que 20 reales dans la poche et pas le moindre taxi en vue. Devant nos airs manifestement hagards, plusieurs voitures s'arrêtent pour nous demander où nous allons. Nous finissons par monter dans une petite Chevrolet qui nous emmènes à Mar Grande, tassés sur la banquette arrière contre 2 brésiliennes corpulentes. Première expérience de stop au Brésil  (smiley pouce).

Nous regagnions Salvador en bateau, dans le soleil couchant, des belles images pleins la tête et heureux d’avoir débusqué ce petit coin de paradis non mentionné dans les guides!

Couché de soleil sur la Bahia de Todos os Santos


👌👌👌Bons plans:
- Punta da Areia. Immense plage quasiment déserte près de Mar Grande, de l’autre côté de la “baie de tous les saints”. Pour s’y rendre, prendre un ferry pour Mar Grande au Terminal Turístico Náutico de Bahia situé juste derrière le Mercado Modelo. Départ toutes les 30 minutes (!! Attention !! cela peut varier selon la marée) pour 7 reales le trajet. Belle traversée en un peu moins d’une heure. Une fois arrivé à Mar Grande, le plus simple est de prendre un taxi qui vous emmène sur n’importe quelle plage pour 25-30 reales. Des minibus permettent également de s’y rendre mais c’est un peu compliqué quand on ne parle pas portugais.
- Restaurante do SENAC, Largo do Pelourinho 13. Buffet de l’école hôtelière. Très bon buffet à 40 reales le kilo.
- Shows de percussions en plein air. Tous les soirs vers 18h une des nombreuses écoles de percussions se produit gratuitement dans le Pelourinho. Les musiciens commencent sur la grande place Largo Terreiro de Jésus Pelourinho et paradent ensuite dans tout le quartier.

👎👎👎Mauvais plan:
- Les peintres vautours. C’est au milieu du cortège suivant les percussionistes qu’opèrent ce que nous avons nommé les “peintres vautours”. Des jeunes, peintures fluos et pinceaux à la main, viennent vous aborder tout sourire pour vous proposer des vous dessiner sur les bras et les jambes. Si vous avez le malheur d’accepter, tous les vautours fondront sur vous pour peinturlurer l’ensemble de votre groupe. Bien évidemment, une fois le dessin effectué il vous faudra payer pour les remercier...

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