mercredi 31 janvier 2018

Cauchemar au Machu Picchu

Nous avons longuement hésité avant d'aller au Machu Picchu: tarif onéreux, énormément de touristes et potentiellement pluie et brouillard au moment de la visite. Nous avons finalement décidé d'y aller. Ça aurait été quand même dommage de passer à côté. La météo plutôt clémente des derniers jours à Cusco nous aura néanmoins convaincu de tenter l'aventure. 






Il y a 2 façons de s'y rendre: 
- Par le train, pour ceux qui ont 200$ à dépenser dans le transport. Départ de Cusco ou d'Ollantaytambo et arrivée à Aguas Calientes, village au pied du Machu Picchu.
- Par la route, pour ceux qui n'ont que 20$. Il faut prendre un minibus depuis Cusco ou Ollantaytambo qui vous dépose sur le parking de la Hydroelectrica (station hydroélectrique). De là, il faut ensuite marcher 10km le long de la voie ferrée pour rejoindre Aguas Calientes. Plus long et plus compliqué mais bien moins onéreux que le train. Nous optons pour cette solution qui nous permet au passage de visiter le charmant petit village d'Ollantaytambo et sa citadelle inca. 

Ollantaytambo, les préparatifs.


Arriver jusqu'à Ollantaytambo est la partie simple du périple. Nous prenons un minibus à Cusco pour 10 soles chacun et en 2 heures nous y sommes. Facile ! Nous trouvons rapidement un Hostel agréable et bon marché, Mi Legado, qui sera notre camp de base pour cette aventure.


La galerie supérieure de l'hôtel avec les montagnes en fond
Charlotte qui chill
Le village est très mignon avec ses petites ruelles resserrées et ses gros murs en pierre. Nous en faisons rapidement le tour et en profitons pour terminer les préparatifs. Par exemple, nous nous rendons compte qu'il faut 5 heures pour se rendre en bus à la Hydroelectrica (et non 2-3 heures comme nous le pensions) et que les bus ne passent à Cusco qu'entre 9 et 10h du matin. Nous achetons les billets auprès de notre auberge pour 40 soles, ce qui s'avérera par la suite être un bien mauvais choix.


Ruelle ensoleillée à Ollantaytambo

Le lendemain matin, Charlotte étant toujours souffrante (un bon gros rhume refilé par Alex), Alex se réveille seul à 6h45 et part visiter la citadelle d'Ollantaytambo. Après avoir poireauté une demi-heure, le temps que le gardien arrive prendre son quart, il entre le premier sur le site. 


L'ancienne citadelle déserte

Cela valait le coup de se lever tôt. Le site est désert ! Je commence par grimper le long d'impressionnantes terrasses jusqu'aux restes d'un temple du Soleil et d'une citadelle. De là haut, j'ai une magnifique vue sur Ollantaytambo et la vallée. Pas le temps de niaiser, je prends une photo et continue ma visite. Je traverse le site jusqu'à d'autres terrasses puis redescends sur temple de l'eau. Celui-ci est composé de plusieurs fontaines et canaux utilisés pour des cérémonies religieuses. Je reste quelques instant à rêvasser devant ces restes d'une autre époque, imaginant les prêtres incas en train de barboter dans ces bains en habits cérémoniels. 


Une impressionante montée le long des terrasses
Les terrasses vues d'en haut
La vallée d'Ollantaytambo
Le sommet de la citadelle 
Alex zen au milieu des ruines
Les restes du temple de l'eau
Des lamas pepouzes

En route pour le Machu Picchu


Apres cette visite au pas de course, je retrouve Charlotte. Nous avalons rapidement un petit déjeuner, laissons le gros de nos affaires à l'auberge et partons prendre notre bus. Nous poireautons sur la place du village jusqu'à ce que notre chauffeur arrive, une bonne demi-heure plus tard. La navette est quasiment pleine. Il ne reste que nos 2 places qui ne sont même pas à côté. C'est parti pour 5 heures de routes de montagnes. Virages en épingle à cheveux, précipices vertigineux, nids de poules... Charlotte est au plus mal. Elle dégobille son petit déjeuner lors de la pause à mi-parcours. Cela aura au moins le mérite de lui attirer la sympathie de sa voisine de chilienne qui lui fera don de médicaments très efficaces contre la crève. 

Le trajet se poursuit jusqu'à la Hydroelectrica. Nous doublons plusieurs groupes de cyclistes dévalant la route à toute allure. L'un d'eux chute juste devant nous sur la route traversée par un torrent d'eau tellement les pluies sont fortes ces derniers jours, heureusement sans gravité. Quelques centaines de mètres plus loin, nous croisons un attroupement de policiers et pompiers équipés de cordes. Nous apprendrons par la suite qu'un guide en vélo s'est tué à cette endroit en tombant dans le ravin. Ambiance. 

Nous arrivons à la Hydroelectrica et achetons nos billets de retour à un certain Willy qui gère les rotations des navettes. Il note nos noms sur une feuille volante et nous dit de le retrouver le lendemain avant 15h pour prendre la navette retour. Nous commençons à marcher le long de la voie de chemin de fer. 10km à travers la jungle avec les nombreux autres touristes qui nous accompagnent. Tout se passe bien jusqu'à environ la moitié, quand il se met à pleuvoir. Des trombes d'eau tombent du ciel. C'est l'averse tropicale. Heureusement que nous avons nos gros ponchos ! Nous croisons plusieurs fois le train du Machu Picchu qui nous double lentement. À chaque passage il nous brise les tympans avec sa corne de brume. Au moins on est sûr de ne pas le rater. 


10km dans la jungle le long de la voie ferrée


Charlotte la thug
Un peu plus on se prendrait pour des aventuriers 
Le fleuve Urubamba
Le petit train 
Rincés mais presque arrivés !

Nous arrivons à Aguas Calientes, trempés, après une heure et demie de marche sous la pluie. Petit rayon de soleil dans cette journée un peu pénible: l'hôtel que nous avons réservé est très propre, le gérant super accueillant et la douche brûlante ! Nous nous séchons, ressortons dîner et au dodo. Demain une longue  journée nous attend !


Rue principale d'Aguas Calientes

Sur les traces des incas


Le réveil sonne à 6h. La moitié de l'hôtel est déjà partie pour le Machu Picchu. Nous engloutissons notre petit déjeuner, préparons les sandwichs et rejoignons l'arrêt de bus. Nous attendons une vingtaine de minutes et embarquons dans un minibus qui nous emmène à l'entrée du Machu Picchu. 


La classique photo carte postale

Une vue de folie 
On dirait presque qu'il n'y a personne
Le Machu Picchu 
Des touristes à la queue leu leu
Des habitations en hauteur
Les énergies mystiques du site sont palpables
Cette fois l'arrière plan est visible
La grande place de l'ancienne cité

Vers 10h, le site commence à se remplir sérieusement. Plusieurs fois nous piétinons tellement il y a de monde. Nous avons à peu près tout vue et décidons de partir. Nous redescendons en bus jusqu'à la voie ferrée et recommençons la longue marche de 10km. Cette fois il ne pleut pas. Le soleil pointe même le bout de son nez. Nous pique-niquons tranquillement au bord du rail en nous repensant déjà à ce que nous venons de voir.


Retour au sec

Nous arrivons à la Hydroelectrica après seulement 2h30 de marche, bien fourbus mais heureux de notre journée. Malgré la pluie nous sommes contents d'être allés voir ce Machu Picchu. Nous avions de grosses attentes et le site s'est montré à la hauteur. Nous ne savons pas encore qu'une galère sans précédent s'apprête à nous tomber dessus. 

Une longue attente 


14h, nous attendons tranquillement notre navette au soleil. Plusieurs guides appellent leurs passagers mais toujours pas de trace de notre Willy. Nous retrouvons quelques unes des personnes qui nous ont accompagnés à l'aller, dont 3 Brésiliens sympathiques. Nous discutons avec eux tout en continuant d'attendre. Une rumeur commence à se rependre sur le parking. Il y aurait eu un éboulement sur la route entre Cusco et le village de Santa Maria. La plupart des  bus ont du retard et devraient arriver vers 17h. La loose. Nous prenons notre mal en patience et continuons d'attendre sur le parking de la Hydroelectrica. 

17h, les rares premiers bus commencent à partir. Nous espérons que ça sera bientôt notre tour. Il commence à pleuvoir. Aucunn endroit en vue pour s'abriter. Heureusement, nos ponchos Quechuas nous maintiennent au sec, ce qui n'est pas le cas des dizaines d'autres touristes... Nous redemandons des informations aux policiers concernant l'état de la route. Il semble que l'éboulement vient tout juste d'être nettoyé, ça sera donc plutôt 19h.

19h, la nuit tombe. Plusieurs groupes commencent à partir pour le village de Santa Maria, à 1h30 de voiture de là. D'autres touristes font de même en empruntant les taxis ou minivans qui rodent opportunément sur le parking.
Toujours pas d'information claire sur l'état de la route ni sur l'endroit où se trouve nos bus. Un péruvien de notre groupe réussi à téléphoner à l'agence. Celle-ci commence à dire qu'ils ne vont pas venir nous chercher, qu'il est déjà trop tard. L'ami Willy se planque dans un coin pour éviter de répondre à nos questions.


Un moment de franche rigolade

Le mécontentement commence à gronder sérieusement. Les 3 policiers présents sont incapables de nous donner la moindre information fiable ni de nous mettre un lieu à disposition pour nous abriter de la pluie. D'inutiles clowns. Willy refait surface et manque de se faire lyncher. Il s'enferme dans une voiture toujours sans nous donner la moindre nouvelle de l'agence. Les policiers prennent sa défense et nous répètent en boucle que les bus vont bientôt arriver. Ca fait déjà 4h qu'ils vont bientôt arriver. Sur l'impulsion d'un brésilien, chacun commence à appeler son ambassade pour faire pression sur les agences et essayer de faire affréter un train qui nous redescendrait sur Cusco. Nous appelons le consulat de France. Nous sommes envoyés de numéro en numéro sur des personnes ne parlant pas français. Aussi utiles que les policiers.

20h, nous sommes toujours une soixantaine de personnes à attendre dans la nuit. Nous envisageons de rejoindre le village Santa Marta en taxi, ne serait-ce que pour ce mettre à l'abri. Ces vautours de conducteurs profitent largement de la situation et triplent leurs tarifs par rapport au début d'après-midi. Nous protestons auprès des policiers qui peinent à leur faire baisser les prix. Un des guides détale en moto laissant son groupe seul dans la nuit. Bel esprit. 

L'ambassade du Brésil semble avoir été plus efficace que les autres. Grâce à elle un nouveau gugus, plus compétent, fait sont apparition. Cette fois il nous l'assure, l'éboulement est deblayé. Les bus sont en route et arriveront à 22h ! Quelle blague. On ne sait pas s'il faut le croire. On nous a servi ce même refrain toute la journée et jusqu'à preuve du contraire nous sommes toujours sur un parking sous la pluie. Nous décidons avec 2 jeunes françaises de ne pas attendre plus longtemps et prenons un taxi jusqu'à Santa Teresa. Le trajet d'une heure et demi se déroule sans encombre sous une pluie battante. En chemin nous croisons les fameuses navettes qui arrivent de Cusco. Elles sont des dizaines et remplies de touristes endormis. Finalement il y a peut-être pire que nous. Tous ces gens vont arriver à la Hydroelectrica vers 22h et devoir marcher le long de la voie ferrée sous la flotte et de nuit !


La route de la mort



Nous arrivons vers 22h30 à Santa Teresa. Pas beaucoup d'animation dans le village mais toujours cette pluie diluvienne. Nous demandons à plusieurs locaux si des transports partent pour Cusco. On nous répond un peu tout et son contraire. Grand classique du Pérou. Un premier chauffeur de minibus se propose de nous emmener mais fini par partir sans nous prévenir. Un routier propose de nous prendre dans son camion. Nous déclinons. Un autocar passe. Il est plein mais le conducteur nous propose de grimper dans la soute. Idéal pour les couples, car il y a un matelat ! Non merci. Les 2 françaises qui nous accompagnent abandonnent et décident de passer la nuit à Santa Teresa. Nous aurions fait de même si nous n'avions pas eu un bus pour Lima le lendemain en début d'aprés-midi.

Après plusieurs minutes d'attente, un van fini par arriver. Il repart pour Cusco et peut nous emmener. Nous grimpons, bien décidés à ne pas le laisser partir sans nous. Les 2 chauffeurs discutent entre eux, cassent la croute, l'un des 2 descend et finalement nous demarrons. La fin du calvaire semble proche. Alex, plutôt confiant,  met un reveil sur son téléphone et s'apprête à dormir. Charlotte, plus méfiante, veut d'abord voir l'état de la conduite du chauffeur.

Au bout d'une demi-heure de route, l'allure ralentit. Puis augmente. Puis ralentit de nouveau. Etrange. Nous ne comprenons pas trop ce qu'il se passe. Le chauffeur serait-il un peu fatigué ? Nous entamons la conversation avec lui pour qu'il reste bien éveillé. Il s'appelle Franco. Il est né à Cusco et fait se métier depuis plusieurs années. Alors que les lacets s'enchainent, nous voyons soudainement le mur d'en face se rapprocher bien trop près de nous. Nous hurlons et nous jetons sur Franco qui donne un grand coup de volant. Le mur est évité de justesse. Il nous assure avoir fait un écart pour éviter des pierres sur la chaussée. Pour nous, il n'y avait rien. Nous commençons à avoir peur.

Nous continuons à lui parler. Quelques instants plus tard, deuxième écart. Nous hurlons de nouveau. Cette fois c'est certain, il s'endort. Nous commençons à paniquer. Il nous répond de nous calmer. Qu'il conduit très bien. Qu'il évite les pierres sur la route. C'est la panique. Nous lui proposons de nous arrêter. De dormir un peu. Rien n'y fait, il refuse.

Nous continuons de rouler. Nous arrivons à un col à plus de 4000m. La pluie se transforme en neige. La vitesse ralentit de nouveau. Cette fois il nous dit très clairement "Ay, tengo sueno" (" J'ai sommeil "). Super rassurant. Nous lui proposons une nouvelle fois de nous arrêter. Non, impossible, il fait trop froid. S'il s'arrête là, il ne pourra plus redémarrer. Nous devons redescendre un peu. Il nous indique un petit hameau en contrebas. Nous nous arrêterons là. Nous descendons lentement sous la neige en essayant de maintenir Franco éveillé. Charlotte n'en peut plus. Elle veut absolument descendre. Alex essaye de la calmer, de la rassurer. Si nous descendons là, nous mourrons de froid à coup sûr. 

Nous finissons par arriver à un pseudo village. Un unique reverbère qui eclaire la route. Nous insistons une nouvelle fois pour nous arrêter et ô miracle Franco se range sur le bas-coté. Il coupe le moteur, nous donne une couverture, incline son siège et s'endort instantanément. Le bel enfoiré.

Il est 1h30 du matin, nous sommes à l'arrière d'un van arrêté à 3500m d'altitude, sous la neige. Nous nous blottissons l'un contre l'autre pour nous tenir chaud et essayons de dormir. Les minutes passent. Lentement. Franco ronfle toujours. La neige ne faiblit guère. Il fait froid.

5h du matin. Franco se réveille. Il met le contact et nous repartons dans la nuit. Il ne reste que 45 minutes de route. Il a l'oeil un peu vitreux mais semble en meilleur état qu'avant la pause. Nous arrivons enfin à Ollantaytambo. C'est un immense soulagement. Nous sommes à bout de nerf mais en vie ! Nous stoppons sur la place principale et payons malgré tout cet inconsient qui a bien failli nous mettre dans un ravin.

Alors que nous descendons nos affaires, cette ordure se met à crier "para Cusco, para Cusco !" ("pour Cusco, pour Cusco !"). Il n'a quasiment pas dormi de la nuit, a bien failli nous tuer mais il veut encore se faire de l'argent en prenant des passagers. Une mère de famille avec son enfant est sur le point de grimper dans son van. Charlotte s'empresse de la prévenir du danger. Elle s'éloigne en nous remerciant. Franco finit par repartir seul. Le cauchemar est terminé.

Nous sortons bien secoués de cette aventure. Tout s'est bien terminé mais nous avons vraiment eu de la chance. Au-delà de la peur du moment, plusieurs aspects de cette experience nous ont choqué. Le premier, et de loin, c'est l'inconscience de ce chauffeur. Le sentiment qu'il ne se rendait pas compte de nous mettre tous en danger. Pour quelques soles, il n'hésite pas à risquer sa vie et celles des autres (la nôtre ou celles des passagers qu'il comptait prendre à Ollantaytambo). La vie n'a manifestement pas la même valeur partout.

Le second point c'est l'opportunisme des chauffeurs de taxi à Aguas Calientes. Alors que nous étions des dizaines à galérer dans la nuit et sous la pluie, la seule chose qui leur vient à l'esprit c'est de profiter de la situation. Les policiers ont dû lutter pour qu'ils ne nous fassent payer que le prix normal.

Aussi, l'incompétence de ces mêmes policiers et plus généralement des autorités péruviennes. Ils avaient une centaine de touristes bloqués sur ce parking et n'ont absolument rien fait. Pas une information fiable. Pas un geste pour nous aider. Si cela était arrivé en France, on nous aureait au moins emmené dans un gymnase pour nous mettre à l'abri. Mais ça n'est pas la France, c'est le Pérou. C'est différent et c'est une belle leçon de vie.

Enfin, il nous semble très hypocrite de la part des autorités péruviennes de ne pas du tout sécuriser la route, empruntée par plus de la moitié des touristes se rendant au Machu Picchu (soient 2500 personnes par jour !). Le moyen "officiel" pour se rendre au Machu Picchu est le train, et il est normalement interdit de marcher le long de la voie ferrée, ce que font la plupart des gens (qui n'ont pas 200 dollars à mettre dans un billet de train). Des panneaux d'interdiction de marcher ont d'ailleurs été disposés sur tout le long de la voie. En revanche, sur la route, aucun filet pour retenir des éboulements, aucune rembarde pour protéger du ravin. L'Etat péruvien s'en lave les mains : d'ailleurs ils ont privatisé le Machu Picchu et le train qui relie Cusco au site (géré par une entreprise chilienne...). Zéro responsabilité. Un comble pour ce trésor national, qui est aussi le site touristique N°1 d'Amérique du Sud.

Epilogue


Le lendemain, nous recroiserons 2 argentins rencontrés sur le parking. Ils nous confirmerons que les vans ont fini par arriver et qu'ils sont partis à 23h. Cependant, un autre éboulement s'était produit entre temps. Les passagers d'un van ont donc été invités à participer au déblaiement sous la pluie, pour palier à l'absence de moyens sur place. L'un d'eux s'est gravement blessé à la cheville. Mais son agence, dans sa grande mansuétude, lui a remboursé son trajet retour...

Bons plans

- Varayoc Hostel à Aguas Calientes. Chambre double pour 70 soles avec un copieux petit déjeuner. Le gérant est adorable, l'hôtel propre, à deux pas de l'arrêt de bus pour le Machu Picchu.
- S'arrêter à Ollantaytambo. Le village est magnifique et le site inca pratiquement désert quand on fait la visite en dehors des horaires des tours opérateurs.
- Acheter les billets du Machu Picchu à Cusco. Contrairement à ce qui est écrit sur internet, il n'est pas obligatoire d'acheter les billets en ligne. Il est possible de les acquerir directement au ministère de la culture à Cusco.

Mauvais plans

- Les éboulements sur la route pendant la saison des pluies. 

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