mercredi 7 février 2018

Lima ongles

Nous arrivons à Lima un samedi matin, à bord d'un spacieux bus avec sièges inclinés à 180° de la compagnie Civa. Un luxe bien mérité après notre mésaventure au Macchu Pichu !




Nous avons réservé une guesthouse pour 2 nuits dans le quartier huppé de Miraflores. Nous passerons 3 jours à Lima, à arpenter les 3 principaux quartiers de la capitale péruvienne. Les échos de voyageurs ne nous ont pas encouragé à y rester plus. Pour nous, Lima est une étape de transition entre le Sud andin et la côte Nord, où nous souhaitons nous attarder 10 jours.


A peine descendus du bus, les taxis vautours se jettent sur nous pour nous offrir leurs services. Ils tournent autour de nous pendant que nous refaisons nos sacs. La course est à 15 soles, un peu trop onéreux pour nous. Nous nous dirigeons vers la sortie de la gare routière et à chaque pas la course perd 1 sol. À 10 soles, nous nous décidons à monter dans l'un d'entre eux. Direction le quartier de Miraflores, le quartier moderne et sûr de Lima. 


Nous passons la première journée à déambuler dans Miraflores. Nous sommes frappés par la modernité de la capitale qui contraste incroyablement avec la moitié sud du pays que nous avons parcourue. Personne en tenue traditionnelle, des chaînes de grands magasins (pharmacie, mode, électronique), des grands boulevards et des rues impeccables... Des panneaux demandent aux automobilistes d'utiliser le klaxon avec parcimonie (les péruviens le presse à chaque intersection pour indiquer leur arrivée... assez assourdissant!) Bref, on se croirait presque en Europe. Nous n'avons pas vu de tel constraste entre capitale et province jusqu'ici. Nous longeons le bord de mer sur la promenade aménagée. Moultes jeux pour enfants, terrains de tennis et installations de musculation. Un énorme centre commercial flambant neuf fait face à l'océan Pacifique. La plage est restreinte et bondée. La côte est principalement bordée par une falaise, avec des vagues propices au surf. 



Joli parc dans le quartier résidentiel de Miraflores

Ça danse sur le parc Kennedy
"Sur ce chantier, nous ne sifflons pas les femmes et nous sommes contre le harcèlement de rue"

Le deuxième jour, après un généreux brunch maison sur le rooftop de notre auberge, nous nous dirigeons vers le quartier bohême de Barranco. Belle surprise que ce quartier : de vieilles batisses colorées, des balcons fleuris, pas mal de street art, des petites boutiques d'artisanat chic. Nous savourons un dimanche tranquille à Lima, au milieu des limenses (habitants de Lima) en ballade dominicale.



Une belle demeure dans Barranco
Façade colorée
Joli bric à brac
Street art
Ambiance tropicale
Façades arc-en-ciel
Street art
Pause bohême, avec coordination des couleurs
Encore de l'art de rue
Pour découvrir le centre historique de la ville le dernier jour, nous choisissons de prendre part à un Free Walking Tour (tour à pied gratuit avec un guide rémunéré au pourboire). C'est notre 3ème au Pérou. Nous n'avons jamais été déçus... jusqu'ici. Le rendez vous est dans un bar de Miraflores. Nous prenons ensuite le métro jusqu'au centre historique tous ensemble. Il y a 10 minutes d'attente. Au lieu de nous parler, le guide balance au groupe : "Now, socialize!", s'éloigne de 10 mètres et sort son smartphone. 😬 Bonne ambiance ! Le tour dure ensuite 1h30. C'est un sprint à la poursuite de notre guide qui enchaîne les endroits comme s'il avait un train à prendre. Si les explications sont intéressantes, il ne nous laisse pas 1 minute pour contempler derrière. Les touristes ne l'intéressent pas vraiment. A peine l'explication terminée, il sort son smartphone pour parler avec ses amis digitaux. Charlotte tente 1 question pour créer du lien. Il ne lui répond pas ! Il clôt le tour par un mensonge visant à gonfler son pourboire : "sachez qu'un tour similaire via une agence vaut 50 soles, donc si vous avez aimé, 40 soles c'est un minimum !". La plupart des touristes débarquent tout juste au Perou, gobe ses propos et lâche un bifton. Après 3 semaines au Pérou, nous savons nous que ce tour ne coûterait pas 20 soles par tête Bref, on est bien déçu. Le centre historique n'est pas vilain, mais moins charmant et bien plus turbulent que celui de Cusco. Nous nous consolons en retournant savourer un délicieux ceviche (poisson cru mariné dans du citron vert avec de la coriandre et des oignons)  au marché Surquillo, testé le jour de notre arrivée dans la capitale. Un bon plan filé par un ami brésilien lors de de notre mauvaise fortune au Macchu Pichu. Notre serveuse favorite est toujours là, ravie de nous revoir !


Le plus vieux quartier de Lima : Rimac
Galerie où se situait la poste et le télégraphe
Vue sur la place San Martin
La délicieuse cevicheria
Un homme ravi devant son ceviche

Ce séjour est teinté d'étonnantes rencontres dans notre guesthouse. C'est une maison retapée par un jeune et sympathique couple de Lima qui habite à un bloc. 8 chambres hébergent des voyageurs cosmopolites avec lesquels nous partageons de bons moments :
- 2 frères israëliens venus à Lima pour surfer
- un groupe de sud coréens en vacances célébrant un soir l'anniversaire de l'un d'entre eux autour d'un repas gargantuesque
- un groupe de cubains évangélistes venus à Cuba pour acquérir un max de biens électroniques introuvables sur leur île. Leur histoire nous interpelle. Après des dizaines d'années de coupure économique avec le reste du monde, leur pays s'ouvert avec l'arrivée au pouvoir de Raul Castro qui a commencé à transformer l'économie. Aujourd'hui, plus que 75% des cubains travaillent sans le secteur public... 25% de la population sont des travailleurs indépendants, principalement dans l'artisanat (plomberie, etc). Dans les faits, l''économie est toujours très contrôlée. Les recettes des complexes hôteliers, restaurants, commerces sont toujours destinées intégralement à l'Etat.  Les cubains ont désormais le droit de bénéficier du développement touristique de leur île... en ouvrant 1 chambre par foyer à des hôtes étrangers. Les importations sont toujours très limitées voire nulles. Les biens industriels type electroménager sont très rares. Avec l'ouverture, toute une communeauté s'est alors côtisée il y a plusieurs mois pour permettre au pasteur, sa femme et 3 autres membres de venir à Lima pour acheter les biens manquants à leur communeauté : télévisieurs, ordinateurs, gps... Ils sont donc à Lima pour 10 jours avec 1 objectif : faire le max d'emplettes. Dans leurs chambres s'empilent gros cartons et cabas en toile. Plutôt insolite comme tourisme ! 


Ces 3 jours à Lima nous permettent de souffler après nos 10 jours dans la Vallée Sacrée et au Macchu Pichu. Nous renouons avec le confort dans cette ville moderne plutôt agréable même si sans grand charme. Ce "retour à la civilisation" est aussi l'occasion pour Alex d'aller - enfin - consulter un dermatologue au sujet des verrues qui se multiplient sur sa main gauche. 🤢Hélas, il ne les brûlera pas cette fois-ci car, pour cicatriser, sa main doit rester au sec pendant 2 semaines. Or, la semaine à venir mêlera surf et yoga sur la côte. Les verrues continueront donc le voyage avec nous !


👌👌👌 Bons plans :

- Se faire un lifting ou des implants capillaires ou simplement cramer des verrues chez Dermaperu, la star des dermatologues au Pérou : Site officiel Dermaperu
- Loger dans le quartier de Miraflores  situé entre le quartier de Barranco (accessible à pattes) et le centre historique (accessible en metro)
- Miraflores guesthouse : simple et tranquille. Rooftop très agréable.
- Deguster un ceviche bien frais et pas cher au marché XX : 30 soles pour 1 trio de 3 plats à base de fruits de mer, avec bouillons de poisson en entrée
- Bus Exlusiva : un peu de confort de temps en temps, c'est pas mal ! 170 soles par personne pour Cusco - Lima (16h)


👎👎👎 Mauvais plan :
Free Walking Tour avec l'organisme à polos verts. Un scandale ! On aurait dû lire les avis catastrophiques sur TripAdvisor : Free Walking Tour Peru



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