vendredi 23 mars 2018

Une semaine paradisiaque dans les îles Caraïbes

Nous avons trouvé l'île de nos rêves. Elle s'appelle Providencia 😊



⚠️ AUCUNE DES PHOTOS DE CET ARTICLE N'A ÉTÉ RETOUCHÉE (comme toutes nos photos) ⚠️


A peine avons nous décollé de Carthagène, que nous atterrissons à San Andres, une île colombienne dans la mer Caraïbe au large de Nicaragua. 1h pour faire 800km, ça nous fait vraiment bizarre, nous qui voyageons en bus depuis 6 mois. Nous débarquons de l'avion, et filons à notre hôtel à pied. Au détour d'une rue, un groupe d'hommes qui glandent nous conseille de faire demi-tour et d'emprunter un autre chemin... On retourne sur nos pas et faisons le détour indiqué pour atteindre notre logement. On nous l'avait dit : on ne peut pas aller partout sur cette île... Petit coup de flip pour les despacitos !








Les sacs tout juste posés, nous courrons vers l'agence du catamaran qui doit nous emmener demain à l'aube vers l'île de Providencia. Après une course folle en mode Carte aux Trésors dans la ville, nous arrivons avant la fermeture pour payer notre réservation. C'est bon, nous avons nos tickets ! Nous partons le lendemain pour Providencia, réputée pour ses plages de rêve et son calme absolu. L'absence de liaison aérienne directe depuis le continent et le coût assez important du voyage en catamaran la préservent du tourisme de masse dont est victime San Andres.
On se balade ensuite sur le bord de mer dans le crépuscule. L'eau est si turquoise... Le rêve commence ! La côte est bétonnée dans ce coin de l'île, mais ce n'est pas pire que La Baule. Il y a beaucoup de grands magasins duty free et le shopping est une activité de prédilection pour les beaufs assez nombreux couverts de coups de soleil qui déambulent d'un pas lent dans les rues. Alex trouve enfin un paréo, après plus de 6 mois à squatter celui de Charlotte (où à bronzer sur sa micro-serviette de bain de la taille d'un torchon). Charlotte fait l'acquisition d'un magnifique donut gonflable. Puis nous dînons dans une petite pizzeria, qui offre une promo plutôt intéressante vs prix exhorbitants de l'île. Nous sortons en rampant, les ventres plein de pizza et de frites...


C'est parti pour la déglingue !
On n'est pas trop mal !

Providencia : la parenthèse enchantée 


Réveil à 5h50, on plie nos sacs et direction le ponton. Le personnel du catamaran motorisé nous attend pour le check-in. Le bateau ne peut contenir que 60 passagers. On s'enfile des tartines de pain au Nutella en attendant de monter à bord. On prend la pastille anti-vomitive sans vraiment trop appréhender la traversée. À 8h30, c'est parti. On nous balance un classique nanard en DVD (Kidnap). Au bout de 30 minutes, l'enfer commence. Des creux de plusieurs mètres, le courant en pleine face...  A côte de Charlotte, un couple colombien sort tranquillement les cachuètes et les chips. Mais partout, les vomis jaillissent de plus en plus nombreux. Une femme devant Charlotte vomit en continu, jusqu'à la fin de la traversée. Alex lâche 4 galettes. Un membre d'équipage est même dédié à la collecte des sacs pleins de vomi et circule entre les rangées pour ramasser les poubelles, et offrir serviettes et sacs propres. 3 heures durant nous sommes balottés par les flots. Le bateau est trop petit et tombe pleinement dans les creux. La ceinture est indispensable. 

Nous arrivons en fin de matinée à Providencia. L'eau est azur. L'île toute verte. On voit peu d'habitation... Un havre de paix ! Notre joie est immense après cette traversée infernale. Il nous faut encore patienter 30 minutes pour un énième check des passeports, avant de sauter dans un taxi qui nous emmène chez Marie, notre hôte pour les 5 jours.
Nous avons réservé une cabane dans le bourg de Agua Dulce, situé à 6km du bourg principal de Santa Isabela. Elle est située au-dessus de la route, au milieu d'un jardin fruitier. Dotée d'une grande terrasse, la vue sur la mer et les cocotiers nous ravit dès les premiers instants. Nous y savourerons nos petits déjeuners et dîner. Le calme est absolu, synonyme de nuits sans boule quiès, un grand luxe ! 


Vue depuis la terrasse
La terrasse enchantée
Au vert ! 
Gros iguane

Marie est arrivée a Providencia en 1980 avec son mari. Ils fuyaient la guerre au Guatemala. Ils ont eu un coup de coeur pour l'île et y ont ouvert une affaire de fabrication de batonnets de sorbets de fruits. D'où les arbres fruitiers. Il y a quelques années une tempête a détruit la maison. Marie et son mari se sont donc installés un peu plus bas. Leur fils a reconstruit cette belle cabane récemment et Marie la loue depuis. Nous n'y avons pas totalement atterri par hasard. Lors de notre séjour à Popayan il y a 1 mois, le gérant de notre auberge, Raymund, nous avait conseillé ce logement. Originaire de l'île, il avait été presque adopté par Marie et avait passé une partie de sa vie dans sa famille.

Après quelques courses au supermarché d'Agua Dulce, let's go to the beach ! Nous marchons 20 minutes jusque SouthWest Beach. La plage est déserte, le sable blanc et l'eau plus bleue que le ciel. Les photos parlent d'elle-même ! 

Southwest beach bondée
On se croirait dans une rame de métro à 19h
Encore pire
Charlotte retourne en enfance
Alex a perdu son tronc
Sérénité
Félicité
Cueillette de noix de coco à base de secouage intensif
Le chasseur-cueilleur heureux
Youhou

Nous rentrons à notre perchoir savourer un mojito passion-citron vert, avec vue sur le soleil couchant, rituel que nous répèterons tous les soirs, tout comme la digestion dans les 2 hamacs, en se balançant face aux cocotiers.

Nous consacrons notre 2ème jour à du plagisme intensif, toujours à Southwest Bay, la plus belle plage de l'île qu'il parait. Nous faisons un crochet à la plage d'Agua Dulce mais déçus, nous retournons avec notre donut à Southwest. 

Ça trippe
... sans fin
#bouffon
#bouffons

Dimanche, nous nous aventurons sur la partie nord de l'île. Nous faisons un tour sur Santa Catalina, autre petite île reliée par un pont à Providencia. Nous cherchons vainement une plage où nous poser pour nous baigner et faire du snorkeling. Hélas, pas un mètre carré de sable sec où poser nos petites fesses. Nous marchons jusqu'au rocher de Morgan's head et faisons demi tour. 

Sur le petit pont entre Providencia et Santa Catalina
Le fameux caillou de Morgan's Head
Une pirate à Morgan's Head

Nous retournons sur Providencia et marchons vers la côte Est pour prendre un bateau pour l'île de Crab Cay. La journée tarde donc à décoller. On marche en plein soleil, il fait pas mal chaud et ça schmoute pas mal de ce côté de l'île, une odeur d'algue qui pourrit au soleil. Dieu entend les incantations de Charlotte et intervient en la personne de Guillermo. Ce bonnhomme colombien, créole, nous propose ses services pour nous mener en bateau à Crab Cay et nous prêter du matériel de snorkeling à un prix raisonnable. Nous sautons dans sa barque à moteur, la bien nommée Quick Cash.  Quelques minutes plus tard, nous approchons Crab Cay. Nous n'avions aucune attente concernant ce bout de terre et n'avions vu aucune photo. Nous savions juste que c'était un site à voir. La surprise est donc totale quand nous découvrons cet îlot magique sous un ciel bleu, coiffé de quelques palmiers et entouré d'eau encore plus bleue et translucide grâce à une faible profondeur. 

Arrivée en barque sur l'île de Crab Cay
Une vue depuis le sommet de Crab Cay.
Au loin, dans le clair, la barrière de corail

Pas de plage ici mais un petit ponton sur lequel nous pouvons nous poser. Nous y passons l'après-midi, en piquant une tête de temps à autre. Plusieurs petits poissons s'agitent dans les cailloux et sous le ponton. Pas de quoi fouetter un mamouth. En revanche Alex croise le chemin d'une belle tortue de mer ! Le calme de l'endroit est anéanti par un groupe de colombiens qui débarque vers 14h30. Ils enchaînent bombes, plongeons patauds, cris... et vont jusqu'à s'assoir sur le paréo de Charlotte pendant que celle-ci barbotte dans l'eau. Le ciel se couvre peu à peu et nous rentrons à Providencia vers 16h30. Après un bref squattage de wifi gratuit à Santa Isabela, nous rentrons dans nos pénattes pour le coucher de soleil !

La nouvelle égérie des pub Club Med
Franklin

Le jour suivant, nous réitérons notre sortie snorkeling. Nous étions restés un peu sur notre faim hier. Nous avons entendu parler de bons spots vers la barrière de corail... On veut voir ça de plus près ! Nous retournons donc voir l'ami Guillermo qui nous a proposé hier une sortie snorkeling à 200 000 COP pour 2, soient 100 000 de moins que d'autres propositions reçues. Arrivés chez lui, il n'est pas là. Une amie l'appelle et nous le passe. Il sera bientôt de retour pour nous emmener. Quand ça ? Soon soon qu'il dit. On se pose sur un banc à l'ombre... et au bout de 30 minutes, on comprend qu'il est encore en mer et qu'il fait un tour de l'île avec des touristes. Bref, il s'est bien foutu de notre gueule ! C'est donc son pote Franky qui nous emmène, en dégottant un bateau et du matos dans un club de plongée pas loin.

Franky nous emmène sur 2 spots : White Shoal et las Margaritas. Le spectacle aquatique est intense : des poissons par milliers, multicolores !  Nous pourchassons plusieurs d'entre eux grâce à nos palmes, armés de notre GoPro. Nous croisons plusieurs poissons perroquets (vert et turquoise avec queue multicolore), un lion fish (très dangereux, à la piqûre mortelle), plusieurs grosses étoiles de mer et même une raie manta et un requin de taille moyenne (1m). On est comme des gosses ! Franky nous amène autour des îles Tres et de la barrière de corail. Un après-midi inoubliable !


Grosse déglingue
Des pirates à babord !
Coraux sur le spot de Margarita
On se croirait sur le tournage de la Petite Sirène
Ariel !
Un étrange triton qui tente un selfie avec une étoile de mer
Une grosse étoile de mer
Ariel et le triton

☹ Nous avons de petites videos aquatiques avec Polochon et tous ses amis poissons mais elles sont trop lourdes à charger ! 🐠🐟🐡☹

Pour notre dernier jour, nous marchons jusqu'au Sud de l'île pour découvrir la plage de Manzanillo. Pas mal, mais la palme de la plage paradisiaque revient à SouthWest. On s'y pose quelques heures avant de lever le camp et de regagner la lauréate de notre beach contest, à pied toujours. Nous n'avons pas loué de scooter en bonnes pinces que nous sommes. C'était pas loin de 100 000 COP par jour. Nous savourons donc ces longues minutes de marche au soleil synonymes de belles économies. On se couvre comme on peut avec nos paréos pour ne pas cramer... On arrive un peu transpirants à SouthWest beach où nous pic-niquons une savoureuse potée maison : riz - bananes plantain - raisins - coco - sésame - sauce soja. On en profite pour parfaire notre numero de cirque en vue de notre reconversion chez Gruss. 

Équilibre périlleux
Presque !
Ça y est ! Prêts pour la tournée : le 4 Avril à Béziers, le 10 à Antibes et le 25 à Brest !

Pour notre dernière matinée, nous retournons à SouthWest. On ne s'en lasse pas ! Alex poursuit sa lecture de 100 ans de solitude tandis que Charlotte avance péniblement dans l'Automne du Patriarche... Un séjour bien sponsorisé par Gabriel Garcia Marquez (et le donut!).
Nous libérons la cabane et disons aurevoir à Marie. Le taxi réservé nous fait faux bond mais nous parvenons à en trouver un autre, sous une petite averse. L'île pleure notre départ, c'est sûr. Nous sommes un peu tristes de quitter ce paradis, mais heureux d'avoir dans nos têtes de si beaux souvenirs dans lesquels nous replonger. Nous avons savouré des moments uniques, seuls sur la plage ou perchés dans la verdure face à un paysage à la beauté éternelle, un mojito la matin. Dans le silence bruyant de la nature sauvage.
Et c'est la main divine qui nous a amené là ! Nous voulions faire un dernier volontariat avant de rentrer, désireux de rencontrer le quotidien de colombiens par cet échange de service. Mais aucune de nos demandes n'avait abouti, hormis un plan pour nourrir des poissons rouges dans une ferme écologique où nous devions payer la nourriture que nous donnerions aux animaux. Nous avons donc rêvé et cherché comment finir ce voyage en beauté : croisières ? resort de luxe ? Île paradisiaque ? San Andres et Providencia étaient sur le papier complètement hors budget. Un rapide tour sur internet nous a fait découvrir l'ouverture d'une ligne low-cost, et c'était parti ! Un grand merci à nos parents et à Bonne Maman pour les étrennes qui nous ont bien aidé. Un beau cadeau de Noël !

Photo de couple officielle

Rue de Providencia



Nous revenons en catamaran à San Andres pour y passer une journée avant de décoller pour Bogota. La traversée est plus calme et plus courte qu'à l'aller. On nous ressort 2 films déjà vus dans des transports : le même nanar qu'à l'aller et Logan que nous voyons pour la troisième fois.

San Andres : dur retour à la réalité


Le retour au tourisme de masse est un choc. L'auberge est bof, sans cuisine alors qu'on en attendait une. Nous décidons de passer notre seule journée pleine à l'Acuario, pensant qu'il y aurait un monde limité, en tout cas moins qu'à Johnny Cay, l'excursion phare de San Andres. On déchante vite en accostant... C'est la foule comme chez Auchan un samedi de décembre. Chaque cm2 du banc de sable a été colonisé par un stand de souvenir ou de bouffe. Triste spectacle : un homme tient dans ses bras une raie géante et propose des photos avec elles pour 10 000 COP. On parvient à se trouver un coin à l'ombre sur un îlot collé au fameux banc de sable. On y passe la journée, contemplant effarés un splendide défilé de mode et des shootings photo de haute volée (= les allers et venues des colombiens en surpoids - 80% des individus- et la réalisation de milliers de selfies). Sur le trajet retour, notre bateau s'arrête dans une zone de passage de raies. L'assistant du commandant de bord en chope une et propose aux passagers, gratuitement cette fois, de prendre des photos avec... Nous sommes affligés.


El Acuario de loin : ça semble pas mal
... mais de près c'est une autre histoire !
Tout le banc de sable est devenu une zone commerciale !
Île poubelle
El acuario en fin de journée : ça ne désemplit pas !
Le show des raies (chassées par les guides des agences de tourisme pour les photos des touristes = tristesse)

Nous rentrons à l'auberge où on nous propose d'utiliser une cuisine gratuitement, celle d'un appartement disponible. Nous dînons des spaghettis à la thaï avant de filer au lit. Une nouvelle recette qui change du guacamole quasi quotidien dont on commence tout juste à se lasser.
Nous décollons le lendemain pour Bogota, après 6h d'attente à l'aéroport du fait d'un retard de vol de Viva Colombia.



Plage principale de San Andres
Encore elle !
Shopping duty free
Charlotte, le donut à la main, sur la ballade piétone
Enfin dans les airs !
Un article très étrange, aussi homophobe que sexiste, dans la brochure gratuite de Viva Colombia


👌👌👌 Bons plans à Providencia :


- Catamaran San Andres - Providencia : 260 000 AR par personne avec Conocemos Navegando. Billets à réserver sur internet et règlables le matin même au ponton. Les cartes étrangères ne fonctionnent pas sur leur site web, mais il suffit de leur envoyer un mail et de leur dire que vous payerez le matin avant le départ et ce sera bon.
- Frenchy's Place : logement idéalement situé près du bourg d'Aguadulce et de SouthWest Beach. Vue magique. 250 000 COP la nuit. La cuisine permet de faire des économies sur la bouffe car un repas au restaurant coûte a minima 30 - 40 000 COP par tête. Pas besoin non plus de louer une moto ou une voiture de golf. Tout se fait à pied et on peut se déplacer en mototaxi si besoin (4000 COP le trajet)
- Crab Cay : 40 000 COP l'AR par tête avec le materiel de snorkeling (masque + tuba + palmes). Entrée sur l'ilot 17500 COP.
- Sortie en snorkeling : 100 000 COP par personne pour 2h avec matériel inclus

- Faire ses courses au bourg de Santa Isabela plutôt qu'à Aguadulce où les prix sont 2 fois plus élevés.

👎👎👎 Mauvais plans :
- l'île de San Andres : aucun intérêt touristique tellement il y a du monde (et pas du meilleur). La nature est belle mais la foule enlève tout intérêt. A fuir ! Seule raison d'y aller pour ceux qui ont le PADI : la plongée. 

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